En Amérique du sud, il n’existe en effet
aucune espèce
de grands singes, mais pour tous ceux qui souhaiteraient vivrent une
expérience
unique et d'une très grande richesse à plusieurs
points de vue, je vous conseillerais cette destination : Intiwarayassi
en Bolivie.
Espèces
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Oiseaux tropicaux,
singes (ouistiti, capucin...), tortues, pumas ...
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Situation
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Bolivie (Amérique
de Sud)
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Durée
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2 semaines
minimum
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Age
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18 ans minimum
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Observations
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Être
en bonne santé, parler l'espagnol si possible ou l’anglais.
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En
savoir plus
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Le Parc Machia à Villa Tunari est
situé sur la route principale qui relie Santa Cruz à Cochabamba.
Le refuge est en bordure de la forêt tropicale et abrite
environ 300
singes de sept espèces différentes (araignée,
capucins, écureuil, nocturnes, hurleurs et tamarins). Egalement
des dizaines d'oiseaux : toucans, aras, perroquets... des coatis,
des tortues, plusieurs ocelots, pumas et un jaguar.
Exception faite des oiseaux, qui pour la plupart malheureusement
ne peuvent plus voler (ayant subit des actes de cruautés
de la part des hommes), aucun
animal ne reste enfermé la journée !
Imaginez un Parc où tous les animaux sont
libres la journée, libres de se déplacer ou pour les
plus fragiles de rester en sécurité avec leurs accompagnateurs,
où il est possible en se promenant de croiser une tortue, des
coatis, d’avoir un capucin sur son épaule et un singe
atèle qui vous enlace de ses grands bras ...
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Pour les missions d'un mois minimum,
il est possible de choisir les animaux avec lesquels vous souhaiteriez "travailler".
Avec mon expérience de bénévolat dans un refuge
pour chats en France, il semblait donc naturel que l’on me
propose d’accompagner quotidiennement dans la forêt
tropicale... Gato (chat en espagnol !), un Puma et son amie Weezy,
un tayra (famille du vison et de la martre). Naturellement,
les journées restent éprouvantes pour tous : lever
tôt, effectuer ses corvées journalières, nettoyage,
bricolage... Marcher dans la forêt tropicale reste éprouvant
: Humidité élevée, terrain glissant, pluie fréquente,
moustiques... Cependant, en retour le fait de pouvoir observer
ces animaux dans leur milieu naturel et lorsque arrive
le moment où ils ne vous tolèrent plus mais vous acceptent
réellement est tout simplement magnifique. |
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Gato, un puma
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La grande majorité de ces animaux ont été traumatisés,
ce qui nécessite de la part des écovolontaires beaucoup
d’attention pour qu’ils puissent faire confiance à nouveau.
Le rôle des écovolontaires est aussi de préparer les repas des animaux,
de les nourrir, de nettoyer les "literies" des
singes, les volières...
Mais il est impossible de décrire ce refuge sans parler de Néna et
de l’équipe responsable du parc. Cette rencontre restera
tout simplement inoubliable, parmi toutes les qualités que j’ai
pu observer chez ces personnes, naturellement leurs compétences
et savoir faire, j’ai été frappé par une gentillesse
sincère et permanente.
Il existe de nombreux moments d’une grande intensité,
souvent positif mais pour ma part, je raconterai cette anecdote...
Début 2004, à la suite de fortes intempéries,
un pont s’écroule à la sortie de Villa Tunari
causant de nombreux morts. Un deuxième pont proche du refuge
montrant des signes de faiblesse, des équipes d’ouvriers
travaillent sur place pour le consolider.
Une fin d’après-midi durant les travaux une ou plusieurs ruches
sont détruites accidentellement. Les abeilles prises de folies se mettent à piquer
tout le monde aux alentours. Se déplaçant vers le refuge, elles
s’attaquent aux oiseaux, principalement des toucans et perroquets magnifiques
se trouvant en quarantaine dans des volières. Il faut imaginer des dizaines
d’abeilles sur chaque oiseau, s’écroulant les uns après
les autres sur le sol.
Bien-sûr quelques volontaires ont essayé de sauver
ces animaux mais l’agressivité des abeilles était
telle, qu’il était pratiquement impossible de s’approcher
des volières et pourtant, j’ai pu observer le courage
de Nena et l’une de ses collaboratrices faisant plusieurs
allers-retours pour récupérer ceux qui n’étaient
pas encore au sol afin de les mettre à l’abri. Plusieurs
militaires Boliviens présents à l’extérieur
ce jour là ont apporté leur aide pour essayer de
sauver ces animaux.
Malheureusement, malgré tous leurs efforts,
le soir je n’ai pu voir que des oiseaux morts…une douzaine
de toucans et aras ont disparus ce jour là…
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L'espiègle Weezy
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Pour conclure, je garderais le
souvenir de ma dernière journée
et j’aime à croire que ce n’était pas une
simple coïncidence. Lorsque j’ai ramené Gato, il
est resté assis à côté de moi un très
long moment -comme s’il avait apprécié ma compagnie
et qu’il voulait me dire au revoir- avant d’aller
se coucher seul pour la nuit.
Pour tous les aspects pratiques le site www.intiwarayassi.org est
très complet et j’ai pu lire dernièrement qu’ils
ont davantage besoin d’écovolontaires dans leur nouveau Parc
Ambe Ari. Alors ?...
Patrick Zirilli (ancien écovolontaire)
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